2008 : année du livre électronique ?
15 01 2008 Mobilité, Nouveaux Médias, Vie numérique, ~ Nouveau Monde
(Nouveau Monde) 2008 sera l’année d’une innovation majeure qui pourrait changer bien des habitudes : cette année devrait voir le vrai départ du livre électronique.
Ça y est ! Il est arrive. Plusieurs modèles de livres électroniques sont ou seront prochainement disponibles. Amazon a lancé le sien aux Etats-Unis, Sony vient de présenter au CES de Las Vegas son Reader qui arrivera en France dans le courant de l’année sans oublier un petit français : le Cybook de la société Booken.
Le livre électronique, c’est une tablette de quelques dizaines de grammes à peine pour quelques centimètres d’épaisseur avec un écran. A peu près la taille d’un livre traditionnel en plus fin. La particularité, c’est que l’on peut y stocker plusieurs dizaines d’ouvrage en format numérique. Sony, par exemple, promet une capacité de stockage de presque 70 000 pages. De quoi emporter une bonne partie de sa bibliothèque en voyage comme on emporte aujourd’hui sa discothèque dans un baladeur MP3.
Le livre électronique fonctionne avec de l’encre électronique. En fait, un bien grand mot pour décrire un système d’affichage différent de celui d’un ordinateur : moins lumineux, moins agressifs pour les yeux et très lisible. L’encre électronique consomme moins de batterie qu’un écran d’ordinateur traditionnel ce qui permet une autonomie de plusieurs dizaines d’heures.
Cela dit, il reste un problème : c’est l’absence c’est l’absence pour l’instant d’ouvrages électroniques en Français. Le livre électronique n’aura un intérêt que s’il y a des contenus à télécharger sur Internet. On espère que les éditeurs français vont se mettre rapidement à ce nouveau format.
L’avènement de cette invention suscite bien des interrogations : « le livre électronique va-t-il remplacer le livre papier ? ». Pas du tout, répondent en cœur les professionnels pour ne pas effrayer les amoureux de la lecture. N’empêche, comme la musique, l’édition va donc devoir faire sa métamorphose numérique.
Un livre électronique coûte 300 à 350 Euros auquel il faut ajouter le prix de chaque ouvrage.









A ce prix on a un livre (quand on en trouve ! en effet l’offre est très réduite en France à l’heure actuelle) qu’on ne peut pas prêter, et qui est dépendant des piles…
Au final tout ça revient encore très (trop) cher.
Voilà ce que je pense du Kindle (et un peu des autres) : http://3dcom.wordpress.com/2007/11/20/livre-a-piles-inutile/
Perso je n’y crois pas du tout pour diverses raisons :
Le prix, difficulté d’usage par rapport à un livre, expérience moins intéressante qu’un vraie livre.
Je pense (je n’en suis pas sur) que le bilan écologique à long terme du livre électronique pourra avoir un effet positif sur la consommation de papier.
Imaginer les tonnes de papier, de produits chimiques utilisés pour faire les journaux, les magazines et les livres.
Il ne s’agit pas d’éliminer le support papier mais d’en réduire l’utilisation.
Une belle invention qui risque de bouleverser l’industrie de la papeterie.
Je suis pour.
J’imagine déjà d’ici quelques années les futures bornes à l’entrée des métro pour télécharger sur son journal électronique automatiquement le 20 minutes, le Métro et autres journaux gratuits. Et dans les kiosques les mêmes bornes payantes pour les journaux et magazines!