Eric Besson invité de France Info ce jeudi

9 04 2008

Le nouveau secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, de l’Evaluation des politiques publiques et du Développement de l’économie numérique a accordé à France Info sa première interview audiovisuelle à propos du numérique dont il est en charge depuis mars dernier (par ici).



Le plus petit caméscope full HD du monde

7 04 2008

sony.jpgVous êtes fan de vidéo numérique ? Voici le plus petit caméscope haute-définition “of the world” : le Sony HDR-TG3E ! Jugez plutôt : une résolution de 1920 x 1080 dans moins de 300 grammes. Vraiment petit, vraiment joli. Je viens de l’essayer quelques jours. L’appareil a à peu près la taille d’un gros téléphone portable, de style assez “carré” à la Nokia (attention : ce n’est pas un téléphone, juste un caméscope !). Son chassis en titane recouvert d’un matériau anti-rayure est du plus bel effet. Il est doté du système de Sony “Face detection” qui permet de reconnaître automatiquement un ou plusieurs visages afin d’ajuster la mise au point. L’autofocus est très rapide. La qualité d’image est excellente mais pas meilleure, d’après moi, que celle du Xacti HD 1000 de Sanyo. Côté photo, le capteur de 4 mégapixels donne un résultat correct mais sans plus voire même assez mauvais en basse luminosité (le point faible des caméscopes numériques ultra-compacts). L’appareil est équipé d’un flash intégré.

Un unique gros bouton permet de choisir le mode photo ou vidéo et de déclencher. C’est assez ergonomique. Toutes les autres commandes sont accessibles via un écran tactile, procédé cher à Sony. Bon point : l’appareil dispose d’un cache-objectif automatique. Mauvais point : pas d’entrée micro ni de prise casque. En revanche, il possède une prise HDMI permettant de le connecter directement à un téléviseur ou à un moniteur. L’engin est livré avec une petite station d’accueil ronde assez élégante pour le raccordement à un PC par USB et le rechargement de la batterie. L’appareil enregistre sur carte mémoire Memory Stick (évidemment puisque c’est du Sony…).

Dans la boîte, on trouve aussi quelques logiciels : un gestionnaire d’images à la Picasa et un petit soft pour retailler les séquences vidéo mais on ne peut pas parler réellement de montage.

D’ailleurs, c’est le gros point noir de cet appareil : comme le Xacti HD 1000, les vidéos sont en AVCHD (fichiers .MTS pour le Sony), un format très mal géré par les logiciels PC classiques (Pinnacle Studio, Adobe Premiere Elements, Sony Vegas…). En l’état actuel des choses, n’espérez donc pas faire du montage vidéo avec ce caméscope (je m’arrache les cheveux depuis des semaines avec le Sanyo !). Vraiment dommage. A noter : l’un des logiciels permet l’envoi direct vers Youtube, DailyMotion ou toute autre plateforme de partage vidéo.

Bref, un appareil de luxe pour faire de belles images à regarder directement sur un écran HD sans montage sur ordinateur.

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Le Sony HDR-TG3E est légèrement plus compact que le Sanyo Xacti HD1000

Résumé :
- résolution : 1920 x 1080
- écran tactile de 2,7 pouces
- zoom optique x10 (43 - 507 mm en mode 16/9)
- sorties S-vidéo, composante, HDMI et USB et audio (sur la base)
- pas d’entrée micro ni de prise casque
- Memorystick Pro Duo 4 Go fournie
- Prix : 900 Euros environ
- Sortie en France : mai 2008



Asus U6S : l’ultra-portable version cuir

29 03 2008

asus.jpgQuelle classe cet Asus U6S ! Un look très “club” avec sa coque marron laquée et son repose-poignets en cuir. Avec un poids d’environ 1.6 kilo, cet ordi est un peu plus lourd que le Toshiba R500 (lire ici). Côté config : on est sur le même registre avec un processeur Intel Core 2 Duo T7500, 2Go de RAM et une carte vidéo Nvidia GeForce 8400M G. Le disque dur est un peu plus costaud (250Go).

Comme le Toshiba, l’Asus intègre un graveur DVD, un lecteur biométrique et tous les protocoles de communication standards : Ethernet, WiFi a/b/g/n, Bluetooth 2.0 ainsi que le HSDPA avec un emplacement pour carte SIM sous la batterie. Il ppossède un port USB de plus que le Toshiba (4 au total). L’autonomie ? Asus annonce 5h. Hum… Sur le modèle que j’ai eu entre les mains j’ai péniblement atteint une heure (mais ayons la bonté de ne pas juger pour les PC sur les modèles de démonstration remis aux journalistes…). Le clavier n’est pas super agréable avec sa minuscule touche “Enter” et les boutons du touchpad un peu fragiles. Bon point : il est équipé d’une petite webcam intégrée (youpi !).

Les “XP addicted” déploreront la présence de Windows Vista livré obligatoirement en standard. Selon Asus, l’installation de Windows XP ne serait pas impossible mais pourrait poser des problèmes (sans doute de pilotes). A noter la présence juste sous l’écran de deux touches étranges (l’une avec un appareil photo et l’autre avec un petit bonhomme qui court…) dont je n’ai pas réussi à élucider la signification ni l’utilité.

Un très joli PC qui séduit par son design et par sa petite taille mais qui n’est pas très rassurant côté finitions

1500 Euros environ (www.asus.fr)



Toshiba R500 : ultra léger et ultra haut de gamme

26 03 2008

r500_1.jpgIncroyablement léger ce Toshiba Portégé R500 ! Sans doute le PC haut de gamme le plus light du marché (je ne parle pas des mini PC à 300 Euros). Moins de 1 kilo ! Etonnant appareil que l’on attrape entre deux doigts comme un simple dossier cartonné… (le chargeur pèse presque plus lourd que le PC lui-même). Pour autant, l’engin ne fait pas de concession au niveau performances : un processeur Centrino Duo et 1 ou 2 gigas de RAM (suivant la config choisie). Résultat : une machine rapide et stable (testée sous Vista).

Place à la communication : Wifi, Bluetooth et même un slot SIM sous la batterie pour insérer une carte 3G/3G+. Le clavier n’est pas grand mais agréable (aucune faute de frappe à l’essai…). Il compte 3 ports USB et un lecteur de cartes mémoires SD. Malgré son poids plume, il embarque un lecteur-graveur de DVD (souvent externe sur les ultra-portables). A noter aussi : le lecteur d’empreinte digitale permettant de sécuriser l’accès (pour les cadres qui oublient leurs PC dans les taxis…).

J’ai bien apprécié la touche spéciale qui permet de noircir l’écran afin que celui-ci reste visible même en plein soleil ainsi que la molette externe de réglage du volume (plus pratique qu’une combinaison de touches contôlant de volume au niveau de Windows comme c’est souvent le cas sur les portables). En revanche, l’unique haut parleur (pas de stéréo) est un peu “crin-crin”. Pas terrible non plus : l’autonomie. Sur le modèle que j’ai testé, la batterie tenait à peine une heure. Cependant, je dois préciser qu’il ne s’agissait pas d’un modèle finalisé mais d’un “sample” non destiné à la vente, donc peut-être moins performant.

Au chapitre déception toujours : pas de webcam. Quel dommage ! (Il paraît que la prochaine version en sera équipée). Certes, il s’agit d’un ordi pro destiné aux gens sérieux mais même les gens sérieux ont une famille et aiment bien faire un peu de visio avec leur progéniture lorsqu’ils sont en voyage d’affaire, non ? Autre marque de sérieux : la couleur gris souris (pas de modèle rouge ou bleu…). Enfin, très bon point : c’est l’un des rares ultra-portables du marché disponibles avec Windows XP si on le souhaite (CD d’installation fourni).

Au final : un super portable de pro hyper léger mais… pas très fun.

1600 à 2500 Euros HT (www.toshiba.fr)



Polaroid va danser le “pogo”

20 03 2008

zink2.jpgLa petite imprimante photo qui sera lancée en juin par Polaroid s’appellera “Pogo“. Elle coûtera 129 Euros TTC. Chaque photo reviendra à 30 centime d’Euros. Cher ? Pas forcément si l’on considère qu’il n’y a pas de cartouche d’encre à acheter. En effet, cette imprimante fonctionnera grâce à la technologie “zero ink” mise au point par la société Zink. La “Polaroid pogo” permettra d’imprimer facilement les photos en provenance d’un appareil numérique ou d’un téléphone portable. Les clichés sont à peu près la taille d’une carte de visite et d’assez bonne qualité. Autonomie annoncée : environ une vingtaine d’impression. Elle pourra fonctionner sur secteur.

Découvrez la “pogo” en vidéo (ajout juin 2008)





Exclusif ! Surcouf va lancer son propre ultra-portable “low cost”

12 03 2008

Succès de l’eeePC oblige, les PC à bas prix sont à la mode ! La chaîne de magasins spécialisés Surcouf va lancer un ultra-portable bon marché à ses couleurs (comme Carrefour vend de la lessive ou des piles sous sa propre marque…) sous la marque “PC by Surcouf“. La bête est séduisante ! Jugez plutôt : un écran de 7 pouces (comme l’Asus), un disque dur de 60 Go (RAM 1 Go), Wifi et bluetooth et, au choix, Windows XP ou Linux. Surtout, étonnante particularité : un emplacement sur la droite de l’écran permettra d’intégrer des modules optionnels offrant des fonctions supplémentaires telles qu’un téléphone skype, un récepteur DVB-H ou un GPS. L’ordi devrait coûter moins de 350 Euros et chaque module complémentaire 25 ou 50 Euros. Disponible en mai. En exclu, voici quelques photos :
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High-tech low cost mais “high tax”

11 03 2008

Récemment, le magazine SVM a publié un dossier intéressant sur “la micro pour les fauchés“. Il est vrai que les précieux gadgets qui nous font rêver sont chers et si l’on devait tout payer pour assouvir son vice technologique un seul salaire moyen n’y suffirait pas !

Cependant, bonne nouvelle, la mode est au “low cost” et aux baisses de prix. Au palmarès des bonnes affaires, ces temps-ci : Le fameux eeePC d’Asus à moins de 300 Euros (200 Euros avec un abonnement SFR), les téléphones d’entrée de gamme pour ceux qui se contentent de passer des coups de fil, les lecteurs HD DVD dont les prix passeront bientôt en négatif si ça continue et la Xbox 360 dont la version de base est désormais moins chère que la Wii à moins de 200 Euros…

A l’inverse, il y a une chose qui ne baisse pas et qui se multiplie : les taxes sur les produits électroniques !



Un serveur informatique à la maison ?

4 03 2008

Les serveurs domestiques font leur apparition. Venus tout droit du monde de l’entreprise, ces petits ordinateurs, sans écran ni clavier, permettent de sauvegarder et de partager toutes les données multimédia de la famille et d’y accéder à distance via Internet. Utile pour ceux qui ont au moins deux ordinateurs à la maison. Exemple : le HP MediaSmart Server.

homeserver.jpg

Disponible en deux versions, 500 Go (600 Euros) ou 1 téraoctet (800 Euros), le MediaSmart Server de HP est plutôt esthétique : une grosse boîte à chaussures noire avec de discrets voyants bleus. Silencieux ? Certes, cela fait moins de bruit qu’une Xbox 360 mais on ne dormira quand même pas avec ça sous l’oreiller… Côté consommation, le constructeur annonce à peine 50 watts, soit moitié moins qu’un PC standard. Ce point est important, tant d’un point de vue écologique qu’économique, puisque le serveur doit rester tout le temps allumé. L’appareil fonctionne avec le nouveau logiciel de Microsoft Windows Home Server. On peut y ajouter des disques durs supplémentaires (l’appareil peut en contenir 4 au total).
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Numérique : qui définit les usages ?

19 02 2008

Avant, c’était le bon temps. Du moins pour les industriels et les majors. Ces honorables professionnels décidaient quels outils technologiques nous avions le droit d’utiliser (disques vinyles, cassettes VHS ou radio FM…) et ce que nous avions le droit de faire avec (enregistrer, copier, diffuser…). Seulement voilà, une petite révolution technique est passée par là, elle s’appelle “numérisation”, et un monstre tentaculaire a vu le jour : Internet. Aujourd’hui, les industriels continuent à inventer les outils (ADSL, Blu Ray, MP3…), certes, mais les utilisateurs font ce qu’ils veulent avec.

Thomson et l’institut Franhaufer créent le MP3 ? Paf, des rigolos s’en servent pour mélanger leurs discothèques par Internet. Les opérateurs font grimper les débits ADSL ? Bing, les séries télé américaines envahissent le Net dans le dos des chaînes françaises. Les majors du disque imposent des DRM ? Toc, les consommateurs boudent l’achat de musique et se rabattent sur de nouvelles pratiques que l’on nomme piratage. Seul Apple a réussi à formater une offre fermée mais cohérente et conviviale qui séduit le consommateur en prouvant qu’une nouvelle économie de la culture est possible. On pourrait citer encore les SMS ou les blogs dont personne n’avait prévu ni organisé le succès.

Tout cela, Laurent Michaud, spécialiste des loisirs numériques à l’Idate, avec qui je discutais hier au téléphone, le résume d’une phrase à méditer :

Avant le numérique, les industriels formataient les usages. Depuis le numérique, ce sont les usagers qui formatent les industries“.

Ecouter l’interview de Laurent Michaud concernant le Blu Ray vs la dématérialisation des contenus.



A quand le ciné à domicile ?

17 02 2008

cinema.jpgUn jour, les films sortiront simultanément au cinéma et en VOD* par Internet. C’est sûr ! Il suffira de cliquer sur sa télécommande pour recevoir instantanément n’importe quel long métrage tout beau tout neuf sur son plasma en même temps que les spectateurs en salles. Finie, la frustration d’entendre parler dans les médias de blockbusters que l’on ne voit jamais faute de temps à cause du boulot et des enfants ! Finies, les copies pourries doublées en québécois téléchargées illégalement faute de mieux… Mais quand ? Malheureusement, ce jour technologiquement béni semble encore bien loin.

Je n’ai rien contre les salles de cinéma qui sont devenues très confortables et offrent une “expérience” d’image et de son inégalée. Mais ce n’est quand même pas le seul et unique moyen de regarder un film que je sache (ou alors supprimons carrément les DVD). Alors, pourquoi attendre 6 ou 7 mois entre la sortie en salle et la mise en réseau ? La raison est économique, m’a-t-on expliqué un jour. La télé (Canal +) finance le cinéma français en échange de quoi elle obtient le droit de diffuser les films avant les autres chaînes et avant la sortie sur DVD. Selon les professionnels, casser cette “chronologie des médias” reviendrait à faire exploser l’économie du cinéma (français !) et conduirait ni plus ni moins à la mort du cinéma (français…).

Pourtant, du fait de la dématérialisation numérique, la “simultanéité” des médias semble inéluctable. La technique le permet et les consommateurs le demanderont. Avec la projection numérique, les films arriveront bientôt dans les salles par Internet; ne pourraient-ils pas faire un petit détour par chez moi ? Les salles de cinéma resteront des lieux de grand spectacle et de convivialité. A côté de cela, les parents débordés, les personnes âgées, les handicapés et les habitants des zones rurales pourront enfin avoir une vie culturelle tournant à la même vitesse que celle des jeunes citadins. Ce ne serait pas plus égalitaire, ça ? En plus, ça pourrait même rapporter de l’argent. Personnellement, je suis près à payer un bon prix pour un tel service !

Malheureusement, pour l’instant, la VOD semble plutôt considérée par les professionnels comme une sorte de bazar de banlieue pour recycler les vieux ravants…

* VOD = Video On Demand = Vidéo à la demande